Led Zeppelin


Led Zeppelin est un groupe de rock anglais, précurseur du hard rock et du heavy metal, né en 1968. Composé de musiciens virtuoses et novateurs, il est considéré comme l'un des plus grands groupes de l'histoire du rock. Parmi les titres les plus connus de ce groupe, on compte Stairway to Heaven, Whole Lotta Love, Since I've Been Loving You, Dazed and Confused, Kashmir, Heartbreaker,Immigrant Song, Rock and Roll, No Quarter et Black Dog.

En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page est encore sous contrat et doit honorer des dates de concerts. Il recherche donc des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones apprend la nouvelle et contacte Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces, puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre, mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné : Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre, étant entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les New Yardbirds, qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils empruntent un look très proche de celui des Who et un son similaire à celui du Jeff Beck's Group.

Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et marquer un tournant musical, les New Yarbirds changent leur nom pour Led Zeppelin le 9 novembre 1968, lors d'un concert au London Roundhouse de Chalk Farm, en Angleterre. D'après la légende, c'est le batteur des Who, Keith Moon, qui donna l'idée du nom Led Zeppelin avec sa phrase : « Ce groupe va couler comme un dirigeable de plomb ».



La célèbre photo du dirigeable Hindenburg en flammes servit de pochette au premier album de Led Zeppelin.Le manager du groupe, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disque Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre, ce qui lui donne le son d'un album live. Led Zeppelin sort le 12 janvier 1969, quatre mois après leur premier concert. Cet album éponyme, fortement influencé par le blues et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation par le Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge, Alice Cooper et Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux comme Dazed and Confused peuvent durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche.

Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II, dans la même veine que le précédent opus, qui sort le 22 octobre 1969. Cet album donne au groupe une notoriété qui fait de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse est pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.


Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montre que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque est composée exclusivement de ballades folk, parfois reproductions note à note de morceaux de Bert Jansch ou Davy Graham, habitude que Jimmy Page garde avec les morceaux à tonalité plus blues, souvent intégralement repris de classiques de John Lee Hooker, Leadbelly ou Robert Johnson, sans jamais citer ses sources. La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres.


Logo du quatrième album de Led Zeppelin.Leur quatrième album, dont la pochette n'inclut ni titre, ni nom du groupe, sort le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des Anneaux de Tolkien et sont empreints d'occultisme. Cet album est le plus vendu du groupe grâce au classique Stairway to Heaven, mais aussi grâce à des compositions riches et variées, du folk au hard rock.

Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier de leurs albums ayant un titre à proprement parler. L'album est très varié, Led Zeppelin s'essayant au reggae ou au funk, et perdant ainsi un peu de sa spontanéité. Cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans) et le tabac, subit une opération des cordes vocales qui le laisse aphone pendant plusieurs semaines.

En 1974, le groupe crée son propre label, Swan Song Records, qui produit plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python, Sacré Graal !.

Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio. C'est un double, intitulé Physical Graffiti. Pour beaucoup, il s'agit du dernier grand album de Led Zeppelin.

Le 31 mars 1976, le groupe sort Presence, album connu pour la chanson Achilles Last Stand qui dure plus de dix minutes. L'année suivante, Karac Plant, le fils de Robert Plant, meurt le 27 juillet. Cet événement, ainsi que le mouvement punk en plein essor à cette époque, porte un coup dur au groupe, qui décide de prendre une pause.

Le 15 août 1979, In Through the Out Door sort dans une pochette emballée dans du papier kraft, fragile et de collection. Led Zeppelin doit alors beaucoup au travail de John Paul Jones. En effet, Jimmy Page vit plongé dans le chaos de la drogue et John Paul Jones en profite pour marquer l'album de son empreinte. L'album est donc teinté de sons issus de synthétiseurs. Il travaille notamment avec Robert Plant sur All my Love, morceau que ce dernier dédie à son fils Karac.

Le groupe se dissout en 1980, après la mort du batteur John Bonham (mort de suffocation durant un coma éthylique). Le dernier concert avait eu lieu le 7 juillet 1980, à Berlin. Un dernier album posthume, composé de chutes de studio et de faces B de 45 tours intitulé Coda, sort le 19 novembre 1982.

Robert Plant et Jimmy Page se réunissent à deux reprises au milieu des années 1990 : une première fois pour l'album No Quarter (aussi appelé Jimmy Page and Robert Plant Unledded jeu de mot entre unledded et unplugged) qui reprend principalement des titres de Led Zeppelin et contient deux nouvelles chansons. Cet album, enregistré au Maroc, possède de fortes sonorités orientales, et contient notamment une version de Nobody's Fault but Mine mâtinée d'instruments traditionnels maghrébins. Les deux hommes se retrouvent une autre fois pour Walking into Clarksdale, un album qui n'apporte pas vraiment de bonnes nouvelles concernant une possible reformation du groupe. Ce retour s'inscrit dans un mouvement de fond où les ténors des années 1960 et 1970, tels les Rolling Stones et Pink Floyd, effectuaient, avec plus ou moins de succès, un retour sur le devant de la scène, profitant d'un effet de mode qui leur était favorable.

Depuis, Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones continuent avec des hauts et des bas leurs carrières solo respectives. Jason Bonham, fils du batteur John Bonham, avait été pressenti pour remplacer son père dans une reformation dans les années 1990. Il a notamment édité un album live qui reprend les titres phares de Led Zeppelin (The Jason Bonham Band, album In the Name of my Father). Led Zeppelin a vendu près de 300 millions de disques ce qui en fait le cinquième plus gros vendeur de disques de tous les temps[2].

En 2007 Led Zeppelin a décidé de se reformer pour un concert unique à la O2 Arena de Londres le 26 novembre 2007. Le groupe sera composé de Robert Plant (Chant), Jimmy Page (Guitares), John Paul Jones (Basse) et du fils de John Bonham, Jason à la batterie. Mais suite à une fracture au niveau du doigt, Jimmy Page a préféré reporter le concert au 10 décembre. Un peu plus tard, le groupe a déclaré que si ce concert du 10 décembre, unique jusque lors, était un succès, il ne serait pas impossible que la formation entame une tournée mondiale en 2008. Plant et Page ont affirmé que la décision n'était pas prise à la légère; ils ont en effet répeté en secret avant toute décision hâtive.

Jimmy Page avait une conception particulière des concerts et a toujours su l'insuffler au groupe.

Tout d'abord, contrairement aux autres artistes de l'époque, Led Zeppelin n'avait pas de première partie. Leur prestation était en effet trop longue (jusqu'à trois heures) pour en intégrer une.

Ensuite, Led Zeppelin ne s'est jamais contenté de jouer ses morceaux tels qu'on les entendait sur leurs albums studios. Jimmy Page, particulièrement, retravaillait chaque morceau qu'il jouait durant la tournée afin d'en expérimenter chaque aspect, modifiant non seulement ses solos, mais aussi le corps des morceaux. Les différences vont du détail à de profondes modifications. Par exemple, le morceau Dazed and Confused du premier album, dure 6 minutes dans la version studio contre 25 lors de la tournée de 1973 et jusqu'à 45 en 1975. Ce n'étaient pas de simples rallongements d'un même thème mais souvent des medleys contenant le plus souvent des reprises, ou bien de nouveaux thèmes qui parfois devenaient par la suite des titres à part entière.

La version live du titre Whole Lotta Love a été augmentée de cinq ou six jam session ajoutés au contenu original. Jimmy Page a également modifié et prolongé son solo. Le batteur John Bonham faisait aussi parfois durer le solo de batterie de Moby Dick jusqu'à 40 minutes.

Ce travail peut être apprécié dans leurs albums live (voir leur Discographie) ainsi que dans les très nombreux bootlegs disponibles.

Si Led Zeppelin est célèbre pour être pionnier du hard rock et du heavy metal il est en fait influencé par de très nombreux autres genres musicaux, surtout le blues, mais aussi le rockabilly, la musique celtique, indienne ou la folk music, ce qui fait du groupe une formation très éclectique.

Si la légende veut que le groupe ait commis en tournée un nombre impressionnant d'excès en tout genres (drogues, orgies diverses) typiques au hard rock pur et dur, il fait preuve d'un grand raffinement folk, pratiquement sur chaque album (Black Mountain Side sur Led Zeppelin, Thank You sur Led Zeppelin II, la quasi-totalité de Led Zeppelin III, The Battle of Evermore sur Led Zeppelin IV, Bron-Yr-Aur sur Physical Graffiti, etc.), et un nombre important de leur concerts comportaient un set acoustique

# Posté le lundi 10 décembre 2007 19:24

La Paradis Blanc

Allez, un pèt de chanson française dans toute sa beauté !
Oui, désolée, ce soir, ce n'est pas café philo, on verra plus tard pour le retour des textes !

Michel Berger ou Michel-Jean Hamburger de son vrai nom (28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine, France - 2 août 1992 à Ramatuelle, France) est un auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français.

Il est le fils du médecin Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas tous deux d'origine juive polonaise. Il est notamment connu pour son travail aux côtés de son épouse, France Gall.

Il se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960. Il passe ensuite à la production chez EMI où il écrit, entre autres, Les Girafes pour Bourvil en 1967. Au début des années 1970, chez Warner, il produit les premiers albums de Véronique Sanson et, plus tard, en 1989, un autre titre, Allah. En 1973, il produit également un album pour Françoise Hardy qui relance la carrière de celle-ci avec, notamment Message personnel. Toujours pour Françoise Hardy, il produit ensuite un 45 tours, Je suis moi. Il commence à écrire pour France Gall en 1974 avant de l'épouser le 22 juin 1976 et il produit ensuite tous ses albums à partir de 1975. Il produit aussi l'album Rock 'n' Roll Attitude pour Johnny Hallyday (1985) dont il met en scène, dans la foulée, son spectacle avant de réaliser celui de France Gall en 1987, Le Tour de France 88.

Entre temps, il compose un opéra rock, Starmania.[1] Le texte est écrit par Luc Plamondon et l'album studio sort en 1978. Il est notamment interprété par France Gall, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault. Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane et Renaud Hantson puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990. Une version anglaise, nommée Tycoon est réalisée en 1991.

En 1990, il met en scène un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean. Malgré la qualité des musiques, des textes, des interprètes (Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman) et d'une mise en scène signée Jérôme Savary, ce spectacle obtient peu de succès.

Il compose également plusieurs musiques de films : Mektoub, un film algérien d'Ali Ghalem en 1970, Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun en 1975, Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau en 1982 et Rive droite, rive gauche de Philippe Labro en 1984. Il compose aussi les musiques de films publicitaires, dont celle d'Orangina.

Il fait partie des rares artistes français à s'être engagé de très près dans des ½uvres humanitaires, exclusivement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux cotés de France Gall, Richard Berry et Daniel Balavoine, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du c½ur avec Coluche.

Le 2 août 1992, quelques semaines après avoir sorti pour la première fois un album interprété en duo avec France Gall, Double jeu, quelques heures après une partie de tennis alors qu'il passait ses vacances à Ramatuelle avec son épouse, Michel Berger meurt dans sa chambre, foudroyé par une crise cardiaque causée probablement par le surtravail auquel il était accoutumé (et malgré la lettre où son père lui conseille de voir un médecin pour son c½ur fragile). Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.
La carrière de chanteur de Michel Berger débute dans les années 1960, période des chanteurs yéyés, celle de Salut les copains. Mais après avoir enregistré des 45 tours qui ne rencontrent pas un grand succès, il retourne à son rôle de directeur artistique chez Pathé Marconi jusqu'à ce qu'il rencontre Véronique Sanson. Leur rupture lui inspire l'un de ses premiers albums solos, C½ur brisé, en 1973. Seuls les titres Pour me comprendre et Attends-moi émergent de l'album.

Le premier succès de Michel Berger date de 1974 avec Écoute la musique (Quelle consolation fantastique) juste après sa rencontre, en 1973, avec sa nouvelle muse France Gall.

En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies. L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album éponyme, connaît un modeste succès.

Mais c'est 1980 qui est l'année charnière pour Michel Berger : son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante. La même année, il monte sur scène au Théâtre des Champs-Elysées, avec le même succès.

Michel Berger aligne encore d'autres succès comme Mademoiselle Chang en 1981, Voyou et Les Princes des villes en 1983, Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y 'a pas de honte en 1985 puis Le Paradis blanc en 1990, son dernier succès en solo.

D'autres succès sont dans l'unique album enregistré en duo avec France Gall en 1992 : Superficiel et léger et Laissez passer les rêves.

« Faire des chansons, ça prend du temps. Ça prend le temps de respirer, de vivre. Certains couplets de Stevie Wonder ou de Georges Brassens, il faut avoir pris beaucoup de temps pour les écrire. Je veux dire pour arriver à les écrire. J'ai eu deux expériences exceptionnelles depuis quelques années en travaillant à la fois pour Starmania, avec un auteur québécois, Luc Plamondon, où je n'étais que compositeur, et plus récemment avec Elton John avec qui j'ai travaillé à l'inverse, uniquement en tant qu'auteur alors qu'Elton écrivait la musique.
J'ai été deux fois très dépaysé. Pour un auteur-compositeur-interprète, écrire et chanter, c'est tout donner de soi, sans réserve, en allant chercher le plus loin possible à l'intérieur de soi. Le travail d'auteur seul ou de compositeur seul demande plus de technique et il détruit une part de sensibilité. Il faut d'abord s'adapter à la sensibilité d'un autre, à son rythme, faire des efforts psychologiques qui n'ont pas forcément quelque chose à voir avec une démarche artistique libre. D'un autre côté, on est, bien sûr, récompensé parce qu'on est enrichi de ce que vous amène l'autre.
Les jeunes musiciens, aujourd'hui, sont des grands mélodistes. C'est quelque chose que tout le monde ressent à travers le monde entier et toutes les techniques musicales nouvelles n'ont rien fait qu'ajouter de nouveaux moyens au service de cette mélodie qui fait vibrer quelque chose indéfinissable en nous. Vous pouvez être sûr qu'un texte génial avec une musique creuse ne fera jamais une grande chanson (dans un sens inverse, c'est moins clair : Yesterday ne restera jamais comme un grand texte, mais c'est quand même un drôlement beau morceau).
Il y a quelque chose de profondément naturel dans l'écriture d'une chanson réussie alors qu'une chanson ratée fait plutôt éprouver le vide ou la complication. Le vide, n'en parlons pas, il est évident. Mais, le compliqué, c'est déjà plus curieux : combien de chansons sont sympathiques dans la démarche, dans l'idée du texte, dans la recherche d'harmonies savantes et ne nous font absolument rien ressentir. C'est simplement que le miracle ne se produit pas. Ce miracle absolument incontrôlable qui amène à une sorte d'évidence. En l'écoutant, cette « évidence », tout à coup, on se sent bien.
Je ne pense pas que ce soit une question de goût, une question personnelle : l'évidence d'une expression réussie se révèle, à tous, si elle est diffusée. Et ce contact magique, si on peut l'établir avec tous ces gens qu'on ne connaît pas alors quelque chose d'extraordinaire se passe. On parle de don, on a raison. Le mot même prouve qu'il n'y a pas de quoi en être spécialement fier. Mais la manière dont on s'en sert fait qu'on le mérite ou non, voilà la cause de l'angoisse.
C'est tout à fait comme l'amour. »

# Posté le lundi 10 décembre 2007 18:53

Le peuple migrateur - Nick Cave

Le Peuple migrateur est un film documentaire français réalisé par Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats, et sorti en 2001.

Un grand documentaire montrant la migration des oiseaux, notamment plusieurs variétés d'oies dressées pour le tournage. La grande nouveauté du film a consisté à pouvoir filmer les vols à côté des oiseaux depuis un ULM.

Nick Cave

Nicholas Edward Cave, connu sous le nom de Nick Cave, né le 22 septembre 1957 à Warracknabeal (Australie), est un artiste pluridisciplinaire australien : ayant acquis sa notoriété en tant que chanteur, auteur et compositeur du groupe Nick Cave and the Bad Seeds, où il exprime sa fascination pour la musique populaire américaine et ses racines, notamment le blues, il est en outre écrivain, poète, scénariste et aussi occasionnellement acteur. Il réside actuellement au Royaume-Uni.

Nick Cave passe son enfance en milieu rural, dans la région céréalière de l'État de Victoria, d'abord dans la petite bourgade de Warracknabeal, puis à Wangaratta, une ville un peu plus importante. Il a deux frères aînés, Tim (né en 1952) et Peter (né en 1954), et une s½ur cadette, Julie (née en 1959). Il grandit dans un environnement littéraire : son père, Colin, est professeur d'anglais et de littérature, tandis que sa mère, Dawn, exerce le métier de bibliothécaire. Ses parents, anglicans fervents, lui inculquent une éducation religieuse qui le marquera, comme en attestent les nombreuses références au sacré qui parsèment ses écrits. Qui plus est, il fait partie du ch½ur de garçons de la cathédrale de Wangaratta. Souvent en conflit avec l'autorité scolaire, il est envoyé en pension en 1970, à la Caulfield Grammar School de Melbourne. L'année suivante, ses parents emménagent dans une banlieue de Melbourne, à Murrumbeena, et Nick redevient simple demi-pensionnaire. Il peut ainsi profiter du piano familial et participer à la chorale de son école, dirigée par un chef de ch½ur nommé Norman Kaye.

En 1973, au lycée Caulfield, Nick Cave fait la connaissance de Mick Harvey, Tracy Pew et Phill Calvert, avec lesquels il monte son premier groupe, qui deviendra The Boys Next Door. En 1978, Rowland S. Howard rejoint le groupe en qualité de guitariste. La collaboration entre Nick Cave et Mick Harvey, multi-instrumentiste et notamment bassiste des Bad Seeds, se poursuit encore aujourd'hui. En 1976, Nick Cave entame des études de peinture au Caulfield Institute of Technology, mais il abandonne en 1977, afin de se consacrer entièrement à la musique. À la fin de l'année 1978, peu après les 21 ans de Nick, son père décède dans un accident de voiture.

À la fin des années 1970, le groupe, partie prenante de la scène post-punk locale, donne de très nombreux concerts dans toute l'Australie avant de changer de nom en 1980 pour devenir The Birthday Party et de s'installer en Europe cette même année, d'abord à Londres, puis à Berlin-Ouest. La compagne et muse de Nick Cave, Anita Lane, suit le groupe en Europe, où il devient rapidement célèbre pour l'énergie déployée dans ses concerts, volontiers provocateurs, qui voient régulièrement Cave hurler et torturer sa voix, bondissant sans relâche aux quatre coins de la scène dans un déluge de rock agressif et d'effet Larsen.

Cependant, malgré de nombreux enregistrements et un culte grandissant autour du groupe en Europe et en Australie, The Birthday Party se sépare en 1984. Rowland S. Howard et Nick Cave ont en effet de plus en plus de mal à travailler ensemble, et leurs abus respectifs de drogues et d'alcool n'arrangent rien. Même si The Birthday Party n'a connu qu'un succès limité au long de sa carrière, il n'en reste pas moins considéré aujourd'hui comme une influence majeure des mouvements psychobilly, death rock ou rock gothique des années 1980.

Nick Cave forme alors avec Mick Harvey ce qui devient la première version de Nick Cave and the Bad Seeds, dont le nom exprime clairement le changement notable de statut du chanteur, qui est désormais le vrai leader. Les paroles des chansons explorent alors de nouveaux thèmes, Nick Cave délaissant quelque peu l'expressionnisme de ses débuts pour écrire des histoires pétries de lyrisme, foisonnant de détails narratifs. Les Bad Seeds se posent d'emblée comme un groupe à composante internationale en intégrant, outre Nick Cave et Mick Harvey, le guitariste allemand du groupe de rock industriel Einstürzende Neubauten, Blixa Bargeld, l'ex-bassiste anglais de Magazine, Barry Adamson, et le guitariste australien Hugo Race. Anita Lane participe également, notamment en écrivant les paroles de quelques chansons. Tel quel, le groupe enregistre son premier album, sorti en 1984 : From Her To Eternity.

Cette année-là, Nick Cave entame à Berlin, où il s'est installé, l'écriture de ce qui deviendra son premier roman, Et l'âne vit l'ange (titre original : And the Ass Saw the Angel), dont les thèmes bibliques et le lyrisme noir reflètent les préoccupations exprimées dans les paroles de ses chansons pour les Bad Seeds. À cette époque, s'étant séparé d'Anita Lane, il vit une histoire avec une Berlinoise du nom d'Elisabeth Recker. Au cours de ses années de vie à Berlin, il met la touche finale à quatre albums des Bad Seeds : The First Born is Dead en 1985, Kicking Against the Pricks (album de reprises) et Your Funeral... My Trial en 1986, et Tender Prey en 1988. Cette même année, il publie aussi King Ink, recueil de textes de chansons et de pièces de théâtre, incluant une partie de son travail avec l'artiste américaine Lydia Lunch.

En 1989, après avoir terminé son premier roman, Et l'âne vit l'ange, Nick Cave quitte Berlin-Ouest, peu de temps avant la chute du mur, pour s'installer à São Paulo, au Brésil, où il fait la connaissance d'une Brésilienne du nom de Viviane Carneiro, avec qui il aura un fils, Luke, en 1991. Nick Cave a également trois autres enfants résidant en Australie. En 1993, il retourne s'installer à Londres. Il vit actuellement dans les environs de Brighton, au Royaume-Uni, en compagnie de son épouse, Susie Bick, mannequin et actrice britannique. Le couple est parent de jumeaux, Arthur et Earl.

La musique de Nick Cave illustre plusieurs films de Wim Wenders, dont Les Ailes du désir en 1987 (dans lequel Nick Cave apparaît en concert), Jusqu'au bout du monde en 1991, Faraway, So Close! en 1993 et The Soul of a Man en 2003. Par ailleurs, on découvre Nick Cave acteur dans un film australien indépendant dont il a co-écrit le scénario, Ghosts of the Civil Dead, réalisé par John Hillcoat en 1988, et dans le film Johnny Suede de Tom DiCillo, en 1991, aux côtés de Brad Pitt.

En 1996, Nick Cave and the Bad Seeds publient l'album Murder Ballads qui constitue, comme le suggère son titre, un recueil de chansons sur le thème du meurtre. Nick Cave y interprète deux duos : Henry Lee, avec la chanteuse de rock britannique PJ Harvey (avec qui il vit une brève histoire d'amour), et Where the Wild Roses Grow, avec la star de la pop australienne Kylie Minogue. Ce second titre connaît un franc succès à l'échelon international, et remporte en 1996 trois ARIA Awards en Australie, dont celui de la « Chanson de l'année ». L'album suivant, The Boatman's Call, qui paraît en 1997, marque une rupture de style radicale par rapport à la structure narrative quasi-théâtrale et à la teinte lugubre des chansons de Murder Ballads, Nick Cave choisissant d'adopter cette fois un ton autobiographique intimiste pour évoquer dans ses morceaux ses relations avec Viviane Carneiro et PJ Harvey. Après la sortie de cet album, Nick Cave décide de s'éclipser quelque temps de la scène publique afin de régler ses problèmes de dépendance à l'héroïne et à l'alcool. Il refait surface quatre ans plus tard, en 2001, ressourcé, avec un album complexe et sombre, No More Shall We Part, qui reçoit globalement un excellent accueil, tant de la part des critiques que de la part des fans.

En 1998, étaient parues à la fois une compilation « Best of » des morceaux les plus populaires des albums antérieurs de Nick Cave and the Bad Seeds (ainsi qu'un album live enregistré au Royal Albert Hall de Londres) et, en Australie exclusivement, une compilation non officielle de divers artistes ayant inspiré Nick Cave, Original Seeds: Songs That Inspired Nick Cave comprenant, entre autres, des morceaux de Johnny Cash et de Leonard Cohen. Un deuxième volet, Original Seeds Volume 2, est sorti en 2004.

À partir des années 1990, Nick Cave effectue des tournées en « solo », en plus de ses concerts avec les Bad Seeds. Pour ces concerts sans les Bad Seeds au complet, le groupe se compose de Nick Cave au piano et d'une équipe variable de trois autres musiciens à la basse, à la batterie et au violon. Le trio avec lequel Nick Cave tourne en 2006 inclut trois membres des Bad Seeds : Martyn P. Casey, Jim Sclavunos et Warren Ellis (surnommés les Mini-Seeds).

En 2000, Johnny Cash, l'une des idoles de Nick Cave, reprend, sur l'album American III: Solitary Man, le titre emblématique des Bad Seeds : The Mercy Seat. Il rend ainsi la politesse à Nick Cave qui avait, quelques années auparavant, sur Kicking Against the Pricks, repris deux de ses morceaux : Muddy Water et The Singer. Nick Cave est ensuite convié, comme plusieurs autres artistes des scènes rock et country, à participer à la rédaction des notes de pochette de la rétrospective consacrée à « l'homme en noir » à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire : The Essential Johnny Cash. Les carrières des deux artistes se croisent encore un moment, en 2002, le temps d'un duo sur le quatrième opus de la série American de Johnny Cash (American IV: The Man Comes Around). Ils reprennent pour l'occasion I'm So Lonesome I Could Cry, célèbre chanson d'une autre légende de la country, Hank Williams. Enfin, on peut retrouver sur le coffret posthume Johnny Cash: Unearthed un ultime duo rassemblant Johnny Cash et Nick Cave : il s'agit de leur version de Cindy, chanson traditionnelle américaine.

En 2003, consécutivement à l'échec relatif du nouvel album des Bad Seeds, Nocturama, Blixa Bargeld annonce qu'il quitte le groupe afin de se consacrer davantage à Einstürzende Neubauten. Hormis Nick Cave lui-même, Mick Harvey demeure alors le seul membre restant de la composition originelle des Bad Seeds. L'année suivante, paraît le premier double album du groupe, grand succès critique : Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus.

L'année 2005 est celle de la sortie de B-Sides & Rarities, coffret de trois disques rassemblant pour la première fois cinquante-six chansons jusqu'à lors éparpillées : faces B de singles, raretés et morceaux figurant sur des bandes originales de films.

Après le tsunami du 26 décembre 2004 ayant violemment touché l'Asie du Sud-Est, Nick Cave fait une apparition au concert WaveAid à Sydney, organisé afin de récolter des fonds pour les organisations humanitaires travaillant dans les régions dévastées.

Nick Cave, très attiré par le cinéma, écrit en 2004 le scénario du film The Proposition, qui sort l'année suivante en Australie, en octobre 2005, et courant 2006 dans le reste du monde. Situé dans l'outback australien, ce western poétique et violent, réalisé par John Hillcoat, fait notamment se croiser les acteurs Guy Pearce, John Hurt et Emily Watson. La B.O., volontiers atmosphérique, est logiquement enregistrée par Nick Cave, épaulé par son complice Warren Ellis. Elle est commercialisée une semaine avant la sortie australienne du film.

Nick Cave et John Hillcoat projettent d'ores et déjà de réaliser un second film ensemble, une comédie située en Grande-Bretagne, dont le titre provisoire est Death of a Ladies Man (référence à Leonard Cohen).

Fin 2006, il fonde avec les autres membres de Nick Cave and the Bad Seeds un nouveau groupe, baptisé Grinderman, dont le premier album est sorti en mars 2007.

En 2007, il revient à la composition de BO avec Warren Ellis, pour le film L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, et apparaît dans une des scènes finales dans le rôle d'un musicien.


Le clip est un peu kitch mais hélas, c'était le seul disponible !
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# Posté le lundi 10 décembre 2007 18:44

Modifié le lundi 10 décembre 2007 19:14

La Double Vie de Véronique - Kristof Kieslowski

La Double Vie de Véronique est un film franco-polonais de Krzysztof Kieślowski, sorti en 1991.

Deux femmes : une histoire mêlée. Alors que Weronika vit à Cracovie (Pologne), Véronique, elle, vit à Clermont-Ferrand (France).

Sans qu'elles ne se connaissent, la mort de l'une (Weronika), qui s'évanouit et s'éteint durant son premier concert de choriste, semble changer sensiblement la vie de l'autre Véronique.

Un film sur la vie et son double, sur le destin qui tire les fils des marionnettes humaines.

Tout simplement magnifique...
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# Posté le lundi 10 décembre 2007 18:38

Emiliana Torrini

Emilíana Torrini Davíðsdóttir (née le 16 mai 1977) est une chanteuse islandaise.

Née le 16 mai 1977, fille d'un père italien restaurateur et d'une mère islandaise, elle se fait connaître en 1999 grâce à sa première sortie mondiale Love in the Time of Science, un album travaillé notamment avec Roland Orzabal de Tears for Fears.

Elle a alors déjà sorti deux albums solo Merman et Crouçie d'Où La en Islande, son pays d'origine, et a fait partie d'un petit groupe local Spoon avec lequel elle a sorti un album. Elle collabore également un temps avec le collectif Gus Gus, en 1996, prêtant sa voix à deux chansons de leur premier album.

Sa musique est variée, allant du trip hop à une pop très acoustique.

Emilíana a fait quelques prestigieuses collaborations : Elle chante Gollum's Song, le thème final du film de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours et co-écrit le titre Slow pour Kylie Minogue en 2003.

Parmi ses autres collaborations, la chanson Until the Morning de Thievery Corporation a été utilisée comme musique pour la publicité télévisuelle pour la Fiat Croma, fin 2005.

Elle revient en 2005 avec Fisherman's Woman, un album résolument acoustique, très loin de l'ambiance électronique du premier album.

Emilíana a tourné avec Moby, Sting, Dido, Travis, Tricky.

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# Posté le lundi 10 décembre 2007 18:24