Jésus, c'est ouf !

Voici une perle made in Strip Tease, émission défunte hélas, qui rétablit tant de vérités cachées en ce bas monde ! Alléluia !

http://strip-tease.france3.fr/
Le lien pour en apprendre un peu plus sur cette émission qui fait trembler l'univers cathodique pendant un bon bout de temps....
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# Posté le jeudi 17 janvier 2008 12:10

Nightwish



Nightwish est un groupe de metal symphonique/power metal finlandais formé en 1996 dans la ville de Kitee. Il est considéré comme l'un des représentants du genre et comme l'un des groupes responsables du gain de popularité qu'a connu le metal symphonique à la fin des années 1990.

Bien que le groupe soit devenu célèbre dans leur pays natal dès la sortie de leur premier single, "The Carpenter" (1997), leur renommée internationale n'a débuté qu'avec la sortie des albums Oceanborn et Wishmaster, respectivement en 1998 et 2000.

En 2005, le groupe décide de se séparer de leur chanteuse Tarja Turunen qui est officiellement remplacée le 24 mai 2007 par la chanteuse suédoise d'Alyson Avenue, Anette Olzon. Le nouvel album du groupe, Dark Passion Play, est sorti le 28 septembre 2007.

Histoire du groupe

Formation (1996)
Nightwish est né d'une idée de Tuomas Holopainen, venue après avoir passé une nuit autour d'un feu de camp avec des amis. Le groupe se forme peu après, en juillet 1996. Holopainen invite le guitariste Erno "Emppu" Vuorinen, dont il avait fait connaissance peu de temps avant, et la chanteuse Tarja Turunen, car les performances vocales de celle-ci lui valaient une certaine renommée dans l'école qu'ils fréquentaient, à rejoindre son projet.

À cette époque, leur style est basé sur les expérimentations d'Holopainen avec l'utilisation de claviers, de guitares acoustiques et des vocalises classiques de Tarja Turunen. Les trois musiciens enregistrent alors leur première démo, sans nom et acoustique, d'octobre à décembre 1996. Le nom « Nightwish » dérive du titre de la première chanson que le groupe a enregistré ensemble, la démo comprend ce morceau ainsi que "The Forever Moments" et "Etiäinen". La première idée du groupe était de composer des musiques faites pour être jouées autour d'un feu de camp. Cependant, après l'enregistrement, Holopainen trouve que la voix d'opéra de Turunen est trop puissante pour un tel projet, et décide d'ajouter aux compositions des éléments de metal.


Angels Fall First (1997)

Début 1997, le batteur Jukka Nevalainen rejoint le groupe. En même temps, la guitare acoustique de Vuorinen est remplacée par une guitare électrique. Deux décisions logiques qui font suite à l'idée d'Holopainen de changer le style original de Nightwish vers un son plus metal, rapprochant le groupe de ce qu'il est aujourd'hui.

En avril 1997, Nightwish se rend en studio pour enregistrer sept chansons, dont une version améliorée de la chanson de leur démo "Etiäinen". En mai, ils signent un contrat avec le label finlandais Spinefarm Records pour deux albums. Angels Fall First, leur premier album, sort en novembre et atteint la 31e place des charts finlandais. Le single, sorti en mars, "The Carpenter", devient numéro 3 des charts du pays.

Nightwish joue son premier concert en décembre 1997, après un an d'existence, dans leur ville natale, Kitee. Durant l'hiver 1997-1998, le groupe se produit seulement sept fois car le batteur Nevalainen et le guitariste Vuorinen doivent effectuer leur service militaire et Turunen n'a pas fini ses études.

Pendant ce temps, Spinefarm Records se rend compte du potentiel du groupe, et étend leur contrat de deux albums à trois.


Oceanborn (1998 - 1999)

En 1998, le groupe s'agrandit avec l'apparition d'un nouveau membre, le bassiste Sami Vänskä, un vieil ami de Holopainen. Après le tournage de son premier clip pour la chanson "The Carpenter" de son premier album, le groupe sort un second album, Oceanborn. Tapio Wilska (ex-Finntroll) participe à deux chansons ("Devil and the Deep Dark Ocean" et "The Pharaoh Sails to Orion"), devenant le premier guest à apparaître dans un album de Nightwish. Oceanborn monte à la 5e place des charts finlandais ; le premier single de l'album, "Sacrament of Wilderness", apparait directement à la première place des charts de singles où il reste plusieurs semaines.

Le second single à venir est "Walking in the Air", une reprise de l'½uvre d'Howard Blake, une partie de la bande son du Bonhomme de Neige. Holopainen avait vu pour la première fois ce dessin animé sept ans auparavant, et rêvait de refaire une reprise de la musique depuis.

En 1999, ils enregistrent le single "Sleeping Sun (Four Ballads of the Eclipse)", à l'occasion d'une éclipse solaire en Allemagne. Le single, qui contient "Sleeping Sun", "Walking in the Air", "Angels Fall First" et "Swanheart", se vend à 15 000 exemplaires le premier mois en Allemagne. La chanson "Sleeping Sun" amène le groupe à tourner son troisième vidéoclip et devient l'une des chansons de Nightwish les plus connues, avec les futurs "Nemo" et "Wish I Had an Angel"[réf. nécessaire].

Oceanborn devient disque d'or en août ce cette même année.


Wishmaster (2000)

L'année suivante, en 2000, Nightwish participe aux sélections finlandaises de l'Eurovision avec la chanson "Sleepwalker" (sortie ensuite sur l'édition spéciale de leur prochain album). Ils terminent second, remportant le télévote du public, mais rejetés par le jury ; la Finlande est finalement représentée par Nina Åström.

En mai, ils sortent leur troisième album studio, Wishmaster, qui devient directement numéro un des charts finlandais et y demeure trois semaines où il devient disque d'or. La sortie de l'album est précédée par celle d'un single promotionnel, "The Kinslayer", une chanson qu'Holopainen a écrite au sujet de la fusillade du lycée Columbine. La chanson est un dialogue entre Turunen et un guest, Ike Vil, chanteur de Babylon Whores.


Over the Hills and Far Away / Century Child (2001 - 2003)

Marco Hietala, remplaçant du bassiste Sami Vänskä.En 2001, Nightwish enregistre une reprise de "Over the Hills and Far Away" de Gary Moore. Le morceau sort dans l'EP Over the Hills and Far Away avec deux nouvelles chansons et un remake d'une ancienne ; Tony Kakko (de Sonata Arctica) et de nouveau Tapio Wilska participent à l'enregistrement. Le groupe sort aussi VHS, DVD et CD de l'enregistrement d'un concert à Tampere le 29 décembre 2000, tous intitulés From Wishes to Eternity.

Peu après, Sami Vänskä est invité à quitter le groupe, Tuomas ne le trouvait plus assez motivé, pour être remplacé par Marco Hietala, qui conserve sa place dans le groupe Tarot mais quitte Sinergy. Le bassiste, en plus de jouer de son instrument, s'occuperait alors des ch½urs masculins. Tuomas a alors déclaré que lui et Sami restaient en contact afin de mettre fin aux rumeurs selon quoi ils ne s'étaient plus reparlé depuis. Cependant, ils ne semblent pas intéressés par l'idée de monter un autre projet ensemble.

En 2002, Nightwish sort Century Child, accompagnés des singles Ever Dream et Bless the Child. La principale différence avec les autres albums est la participation d'un orchestre sur "Bless the Child", "Ever Dream", "Feel For You" et "The Beauty of the Beast", rapprochant les morceaux de la musique classique. "The Phantom of the Opera" est la version du groupe du fameux morceau d'Andrew Lloyd Webber de la comédie musicale du même nom. Century Child est certifié disque d'or seulement deux heures après sa sortie, et platine deux semaines après ; un record dans les charts d'albums finlandais. Après le clip de "Bless the Child", un clip est enregistré pour "End of All Hope" mais sans le support d'un single. Le clip contient des scènes du film finlandais Kohtalon kirja.

En 2003, Nightwish sort un second DVD, intitulé End of Innocence qui raconte l'histoire du groupe à travers les dires de Holopainen et Nevalainen pendant deux heures. Le documentaire inclut également quelques instants de concerts, des séquences exclusives, etc. Tarja Turunen se marie durant l'été 2003, faisant naître des rumeurs sur la dissolution prochaine du groupe. Pourtant, le groupe continue de jouer en concert pendant encore un an et sort un autre album.


Once / Highest Hopes (2004 - 2005)

L'album Once sort le 7 juin 2004, suivi du premier single de l'album, "Nemo" (« personne » en latin). Le single est en tête des charts en Finlande et en Hongrie et apparait dans le top dix de cinq autres pays. "Nemo" demeure le single de Nightwish à avoir obtenu le plus de succès à ce jour.

Le groupe utilise un orchestre complet sur neuf des onze chansons de l'album. À la différence de Century Child, Nightwish décide cette fois de chercher un orchestre en dehors de la Finlande, choisissant l'Orchestre philharmonique de Londres. Once est aussi le second album à inclure une longue chanson en finlandais, "Kuolema tekee taiteilijan". Les ventes de Once lui font devenir triple disque de platine en Finlande, disque de platine en Allemagne, disque d'or en Suède et numéro un des charts en Grèce, en Norvège et en Hongrie. D'autres singles suivent : "Wish I Had an Angel" (incluse dans la bande son du film Alone in the Dark), "Kuolema Tekee Taiteilijan" (sorti uniquement en Finlande et au Japon) et "The Siren".

Le succès de l'album aboutit au Once World Tour, une tournée mondiale qui permet au groupe de jouer dans de nombreux pays qu'ils n'avaient encore jamais visité. Nightwish joue à la cérémonie d'ouverture des Championnats du monde d'athlétisme 2005, organisé à Helsinki.

Un best of sort en septembre 2005, intitulé Highest Hopes, qui comprend des chansons de leur entière discographie ainsi qu'une reprise live de "High Hopes" des Pink Floyd. Cette chanson est la première dans laquelle Hietala chante seul. En plus de cette reprise, un remake de leur chanson "Sleeping Sun" est inclu dans l'album, et sort en single. Un nouveau clip pour "Sleeping Sun" est tourné, mettant en scène une bataille médiévale.


La fin d'une ère (2005-2006)

Tarja Turunen a été mise à l'écart par le reste du groupe.Après le concert au Hartwall Areena de Helsinki le 21 octobre 2005,dont l'enregistrement sort en juin 2006 sur le DVD End of an Era, le groupe connait un tournant historique. Tuomas Holopainen, avec l'accord et le soutien de Marco Hietala, Emppu Vuorinen et Jukka Nevalainen, décide qu'il serait préférable de continuer l'aventure sans Tarja Turunen, un sentiment qu'ils expriment dans une lettre ouverte que Tuomas Holopainen donne à Turunen après le concert, et qui est ensuite mis en ligne sur le site du groupe. Selon la lettre, le renvoi de Tarja a été décidé parce qu'elle ne s'investissait pas assez dans le groupe, privilégiant souvent sa carrière soliste. De plus, elle n'était, à leur goût, plus trop en accord avec l'esprit et la mentalité de Nightwish, par exemple en ce qui concerne la question financière. Il semblerait que le principal problème ne vienne pas entièrement de Tarja elle-même, mais du manager de celle-ci, qui se trouve également être son mari, Marcelo Cabuli, un homme d'affaire argentin. De l'aveu des autres membres, s'il est possible de virer un manager, il est plus difficile de virer un mari. Ne souhaitant pas interférer dans leurs affaires de couple, ils ont choisi la solution de renvoyer leur chanteuse.

En réponse, Turunen publie à son tour une lettre ouverte sur son site personnel, et à travers diverses interviews. Elle déclare que cette décision fut un choc pour elle, car elle n'en avait pas été informée avant que la lettre lui soit donnée. Elle juge les attaques personnelles sur son mari infondées, et que jouer ce tour au public était « bêtement cruel ».

Les quatre membres restants ayant l'intention de continuer à faire leur musique sans changer de style musical, le groupe doit trouver une remplaçante à Turunen et passe une annonce pour que les personnes intéressées envoient leur démo pour passer une audition. À ce moment, les spéculations commencent à circuler pour savoir qui prendra la suite de Turunen. En réponse à ces rumeurs, le groupe déclare sur leur site que les fans ne doivent croire aucune autre source là-dessus que le groupe lui-même.

Le 24 mai 2007, la chanteuse Anette Olzon du groupe suédois Alyson Avenue est officiellement annoncée comme étant la nouvelle chanteuse du groupe.


Aujourd'hui

Anette Olzon, nouvelle chanteuse du groupe depuis le 24 Mai 2007.Le 1er avril 2007, le groupe transmet par l'intermédiaire de son site internet un poisson d'avril : il annonce l'arrivée de Harder, Faster Nightwish, leur 6e album et le premier sans Turunen, accompagné d'un nouveau logo. Cette information fut démentie le lendemain.

En février, "Eva", le premier single du nouvel album, était annoncé pour le 30 mai mais, à cause d'une fuite sur un site de téléchargement britannique, le single sort le 25. Eva est distribué uniquement via internet, les profits vont à une ½uvre de charité, Die Arche.

Le deuxième single, « Amaranth », était prévu pour le 22 août 2007 et, après deux jours seulement, était déjà disque d'or. Le troisième single, intitulé "Bye Bye Beautiful", est une chanson qui porte sur le renvoi de Tarja. Un quatrième single, « Erämaan Viimeinen », qui n'apparaît pas sur les premières version de l'album, sort le 2 Décembre 2007. C'est en fait le morceau Last Of The Wilds avec des paroles finlandaises et performé par Jonsu, la chanteuse du groupe Indica (Anette Olzon ne parlant pas couramment le finnois). Le single est rapidement hissé au premier rang des charts finlandais.

Dark Passion Play, le nouvel album, est sorti le 28 septembre 2007. Le 14 Décembre 2007, l'album passe le cap des 100 000 exemplaires vendus et a déjà atteint la sixième place des meilleures ventes d'album en France.

Après la sortie de Dark Passion Play, le groupe entreprend une grande tournée mondiale qui devrait s'étendre sur deux ans et demi. Celle-ci est jalonnée, dès les premiers mois, de nombreux concerts à guichets fermés, en Finlande, en Amérique, et même en France où le consert prévu le 6 Avril 2007 à Paris s'est déclaré complet quatre mois à l'avance! La nouvelle chanteuse, Anette Olzon, semble plutôt bien accueillie par les fans du groupe.


Influence

Tuomas Holopainen, l'auteur de la plupart des paroles et des partitions du groupe, dit avoir puisé la majorité de son inspiration dans les musiques de films, prenant pour exemple les musiques de Van Helsing et Crimson Tide, et pratiquement tout ce qui a été écrit par Hans Zimmer. Des chansons comme "Beauty of the Beast" et "Ghost Love Score" sont de bons exemples de cette influence. D'autres morceaux, comme "Romanticide" et "Wish I Had an Angel" empruntent certains éléments rappelant la musique techno.

D'un autre côté, Nightwish a été une source d'inspiration pour d'autres groupes. Simone Simons, la chanteuse d'Epica, dit avoir commencé à chanter grâce à Nightwish. L'ancienne chanteuse de Visions of Atlantis, Nicole Bogner, s'est aussi grandement inspiré de Nightwish pour leur premier album. Sander Gommans d'After Forever admet que Nightwish a certainement eu une influence dans la création de leurs chansons. Tony Kakko, chanteur de Sonata Arctica a expliqué combien il s'inspire de la musique de Nightwish.


Style musical
Bien que controversé, le genre de ce groupe peut être qualifié de heavy metal symphonique, ou plus précisément de power metal, dont la particularité était la voix de sa chanteuse Tarja Turunen jusqu'à son renvoi.

Ayant suivi une formation de chant lyrique, Tarja utilisait toutes les possibilités qu'offre sa voix sur un accompagnement métal, apportant tantôt une profondeur, tantôt une certaine légèreté que l'on retrouve dans l'opéra.


Une confusion persiste à classer Nightwish parmi les groupes de gothic metal. Cette confusion s'explique principalement par le fait que le groupe mise sur le chant féminin et sur un aspect mélodique. En effet, les chants féminins soprano sont assez rares dans le power metal comparés aux habituelles voix masculines de fausset, alors qu'ils sont plus communs dans les groupes de gothic metal comme Tristania, Within Temptation ou Theatre of Tragedy. En réalité, les bases esthétiques de Nightwish prennent leurs racines dans le power metal (ainsi que dans le heavy metal à chant lyrique) et non dans le gothic metal. Le bassiste et chanteur du groupe Marco Hietala, lui, définit leur musique de « film score metal » (approximativement : musique metal de film).

En effet, Nightwish, notamment dans ses trois premiers albums, s'appuie avant tout sur des rythmiques speed ou heavy metal, accompagnées d'un chant lyrique haut perché, les solos de guitare et de claviers, une atmosphère épique et des thèmes de fantasy (traits davantage typiques du power metal que du gothic). Comme le confirment les encyclopédies de référence du metal , Nightwish est un groupe de power metal symphonique à tendance lyrique.

Musicalement, Nightwish reste plus proche de groupes comme Helloween que de groupes sombres tels que Theatre of Tragedy, Tristania, ou même plus accessibles comme Lacuna Coil (qui misent certes sur une chanteuse et une base mélodique, mais prennent leurs racines dans le doom-death).

S'il est vrai que certaines chansons lentes de Nightwish (par exemple Swanheart ou Sleeping Sun) peuvent plus ou moins rappeler, du fait de leurs atmosphères mélancoliques et contemplatives, quelques traits du gothic metal, elles n'en demeurent pas moins trop éloignées des atmosphères sombres caractéristiques de ce style.

Cependant, Nightwish semble adopter un style différent depuis Century Child, qui s'est ensuite développé avec Once. Les guitares sont downtuned et simplifiées à un son rythmique plus bas, plus proche du hard rock moderne que du style ancien mélodique du power metal. De plus, la voix de Tarja perd en partie de son côté opéra pour devenir plus proche de celle d'une chanteuse de rock normale. L'ajout de la voix masculine du nouveau bassiste Marco Hietala ajoute une nouvelle dimension, plus rugueuse, aux chansons. Les thèmes d'évasion-fantasy des anciens morceaux sont doucement remplacés par un imaginaire plus gothique.

L'album Dark Passion Play poursuit sur la voie dégagée par Once , dans un style hétérogène, mélange de métal dur, de son pop et des éléments symphoniques chers au groupe.

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 08:06

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 08:24

360°



L'Afrique comme le creuset généreux des plus brillants courants musicaux d'aujourd'hui. L'Afrique comme un cri de révolte qui résonne aux oreilles. L'Afrique comme une tâche indélébile sur toutes les télés du monde entier. L'Afrique comme...

ASA nait à Paris. Ouvrir les yeux dans la ville lumière, ne laissera que de vagues souvenirs – heureux – à la petite fille, elle n'a que deux ans quand la famille repart s'installer au Nigéria. Paris n'est qu'une étape pour des parents courageux et travailleurs. Mais le destin a déjà posé ses marques : c'est à Paris qu'ASA reviendra, 20 ans plus tard, prendre son envol d'artiste.

ASA grandit donc à Lagos, ville surpeuplée, survoltée mais aussi profondément empreinte de spiritualité. L'islam y côtoie le christianisme dans un esprit de tolérance, la jeunesse y pastiche l'Amérique et la ville brûlante s'agite sans fin, dans un ballet infernal et pourtant harmonieux, où se croisent amour et haine, rire et violence, misère et richesse.

« Lagos est la New-York du Nigéria. Si tu veux réussir dans la musique, c'est l'endroit qui t'offrira le plus d'opportunités mais aussi le plus de pièges. »
ASA est la seule fille et partage le peu de présence parentale avec ses 3 frères. Très tôt, elle s'occupe de la maison lors des fréquents déplacements de son père et sa mère. Alors ASA chante. L'envie est venue, et restée, vissée au corps.

Alors ASA chante et chante encore ! Plutôt que de parler, elle improvise sans fin, jusqu'à ce que sa mère la fasse taire ! Son père a accumulé au cours des années une belle collection de vinyles réunissant des standards de la soul et de la musique nigériane. Marvin Gaye, Fela Kuti, Bob Marley, Aretha Franklin, Sunny Ade, Ebenezer Obey, Lagbaja... bercent puis inspirent la fillette. ASA est une enfant solitaire. La famille, la fratrie, l'Afrique... Et pourtant... Loin des clichés habituels, elle est souvent triste, mal à l'aise dans le costume de l'enfance, et plus encore dans celui de l'adolescence.

Gamine atypique, la musique devient tout à la fois une échappatoire et un rêve éveillé. Parfois, ASA part au parc avec ses frères, chanter et danser, mais le plus souvent, c'est seule qu'elle se réfugie dans un univers imaginaire, bien à elle. Affublée d'une perruque empruntée aux trésors maternels, un tube de crème en guise de micro, libérée du regard des autres, elle reprend les standards de Michael Jackson et Bob Marley et salue une foule imaginaire.

« J'étais un garçon manqué et ado, je suis devenue très timide car on se moquait de moi...A ma manière, j'attirais déjà l'attention ! J'ai pris pour habitude de ne jamais rien faire comme tout le monde. Les gens ne comprenaient pas ma voix grave et profonde, les chorales me boudaient. Il fallait que j'arrive la première à l'église pour avoir une chance d'approcher le micro ! »

ASA se bat. Contre le rejet, contre les aléas de la vie où pour toucher ce qu'on appelle le bonheur, elle doit endosser tous les sacrifices. Elle a 12 ans quand sa mère l'envoie dans l'une des meilleures écoles du pays. Mais l'excellence a un goût amer : 5 années d'études et de privations où elle connaît le froid et la faim. A son retour, elle découvre Erika Badu, D'Angelo, Rafaël Saadiq, Lauryn Hill, Femi Kuti et Angélique Kidjo, dont elle rêve de suivre les traces. A 18 ans, ASA a accumulé beaucoup de frustrations. L'université en grève, les chorales qui la saquent, elle arrive quand même à se faire entendre à quelques radios crochets. Les premiers applaudissements sont d'une douceur incroyable. Elle s'inscrit alors en cachette à la Peter King's School of Music et apprend la guitare en 6 mois.
La musique et l'indépendance. ASA est insatiable de vie, de rencontres, de musique.

ASA, de son propre avis, n'est ni un produit commercial, ni une poule sexy. Mais elle a un talent éblouissant et une volonté de fer. Elle pousse la porte du Centre Culturel Français de Lagos. Joël Bertrand, le directeur –son parrain de musique- n'aura de cesse de l'aider à déployer ses ailes. Il l'envoie même dans le Sud de la France où elle ouvre le bal pour Femi Kuti. Pendant cette période, ASA apprend beaucoup, rit souvent, et pleure aussi. Elle se réapproprie elle-même.

ASA sent désormais le vent du succès tourner en sa faveur. Ce vent aurait bien pu la balayer comme un papillon, mais ce serait vite oublier qu'ASA signifie le faucon, surnom qui lui fut donné après une fugue de gosse. On lui propose contrats, concerts, argent, mais ASA veut faire sa musique comme elle l'entend. En 2004, elle rencontre sa manageuse Janet. Celle-ci lui présente Cobhams qui devient son partenaire musical. Avec lui, ASA l'électron libre, trouve ses marques : des chansons en anglais et en yoruba, des musiques entre pop et soul, inspirées de son héritage musical, un soin tout particulier accordé aux mélodies et beaucoup d'âme. Ses textes racontent son pays, les choses de la vie, les choses de sa vie, le tout traité avec une fausse candeur et une vraie ironie.

« J'aime écrire ou réfléchir à mes textes dans le bus ou molué, comme on l'appelle chez nous. 49 places assises, 99 passagers debout, comme le racontait Fela. On se presse, on se serre, des micro-drames éclatent à tout instant et, à la fin de la journée, on arrive encore à en rire, c'est notre force... »

C'est à cette même époque qu'ASA retrouve enfin Paris. Elle y confronte son talent à la scène française : les Nubians, Manu Dibango, Doctor L, Tony Allen... Pendant ce temps, au Nigéria, Eyé Adaba, le premier single d'Asa, puis Jailer, commencent à tourner en radio.

MTV la choisit comme ambassadrice du Sud de l'Afrique, sa popularité grandit et, à son retour, elle assure les premières parties d'Akon, John Legend, Beyoncé, Snoop Dogg...

Car ASA parle au peuple. Au milieu du chaos, sa musique apaise les c½urs et fait se relever les têtes. Une musique simple mais riche, et qui pénètre les c½urs.
« Je veux que ma musique touche les gens. En tant qu'africaine, je veux redonner espoir aux miens, mais aussi plaider en leur nom. Je veux montrer à la face du monde que quelque chose de beau et de positif peut venir du continent noir et inspirer les jeunes du monde entier. »

ASA signe bientôt chez naïve. Elle sait désormais que la France lui offrira toujours beaucoup d'amour et de liberté. Avec Cobhams, mais aussi la complicité nouvelle de Christophe Dupouy, elle réalise un album éponyme magnifique et surtout irrésistible : la grâce répond au tempo, l'humour n'est jamais loin de l'émotion, les mélodies sont imparables et la voix et l'énergie de la jeune chanteuse donne leur pleine mesure. Fire On The Mountain, premier extrait de l'album, en forme de pied de nez impertinent à ceux qui se moquent de savoir qu'on meurt à trois heures d'avion ou à cinq minutes de chez eux. Ils ne prêtent pas attention aux étincelles et n'ont d'autre choix que de courir quand l'incendie s'embrase. Le feu, ce sont les conflits qu'on ignore car il n'y a pas de pétrole en jeu, mais aussi les pédophiles, la violence domestique, la misère...

Jailer, autre chanson-phare, réinterprète le vieil adage « on récolte ce que l'on sème ». So Beautiful est un hommage à la mère d'ASA, Subway et Bi'Banke abordent l'amour d'un point de vue original et sensible, 360, Eye Adaba, Peace, No One Knows sont, chacun à leur manière, autant de messages de sagesse et d'espoir.

Très personnelle et totalement universelle, la musique d'ASA dépasse, à n'en pas douter, toutes les frontières, celles de la terre bien sûr, mais aussi celles du c½ur et de l'esprit.
L'Afrique comme le pouls du monde.
L'Afrique comme un empêcheur de tourner en rond.
L'Afrique comme un cri d'espoir qui résonne aux oreilles.

L'Afrique comme ASA.


Naïve
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# Posté le vendredi 11 janvier 2008 09:42

Asa




Asa, nouvelle sensibilité de Lagos
Soul. La jeune Nigériane présente son premier album ce soir à Paris.



Après Keziah Jones, Ayo (en concert jusqu'à demain au Cabaret Sauvage à Paris), ou bien encore Nneka, voilà un nouveau talent venu du Nigeria qui trouve refuge en France. A ces quelques différences près qu'Asa (prononcez «Asha») n'a pas quitté Lagos pour vivre en Europe, et qu'elle est née à Paris il y a près de vingt-cinq ans alors que son père, étudiant en audiovisuel, travaillait comme chauffeur à l'ambassade de son pays.

Vocation.Voilà pour les éléments biographiques, mais sa musique, dont le premier CD est sorti il ya deux semaines, est aussi très éloignée du répertoire des trois sus-cités. Asa n'a pas la dextérité du guitariste Keziah, mais compose sur sa guitare – dont elle joue depuis quatre ans – de jolies balades, entre celles de Tracy Chapman et les joyeuses comptines de Bobby Mc Ferrin.

Sa voix profonde, feutrée, est moins mélancolique que celle d'Ayo, moins en colère que celle de la rappeuse Nneka. Une voix qui l'a un peu complexée le temps de se faire une place dans la chorale de son église à Lagos : «Je n'avais jamais l'occasion de tenir le micro, j'en pleurais, raconte-t-elle. Les gens pensaient que j'avais une voix bizarre. J'avais un timbre grave, et eux avaient besoin de soprano. Et puis, il y avait beaucoup de politique là-dedans, ils préféraient donner le micro à la fille d'un notable.»

Après avoir vécu six ans en France – elle ne garde aucun souvenir de la langue de Molière – deux ans après la naissance de leur fille cadette, ses parents rentrent au Nigeria et vivent de petits boulots pour nourrir leurs trois enfants. Sa mère est commerçante, son père filme les mariages. «C'est en le voyant synchroniser de la musique pour ses vidéos que, très jeune, je me suis habituée à écouter du Fela, du Marvin Gaye. Je regardais les pochettes, les histoires qu'il y avait dessus.» A huit ans, lors d'un concert pour Noël, juchée sur les épaules de son père, elle aperçoit Fela, mythe national. Sa vocation naît de là : «De son vivant, se rappelle la jeune rasta, Fela n'était pas très bien vu à Lagos, on le considérait comme un rebelle. Le fait qu'on parlait mal de lui dans mon entourage m'a conduite à m'y intéresser. Personne ne voulait être associé ouvertement à Fela, même si secrètement tout le monde l'admirait. De le voir devant des milliers de gens, ça m'a rendu triste bizarrement, parce que moi aussi je voulais être sur scène, être quelqu'un comme lui.» La gamine s'accroche à son rêve : «J'ai l'impression d'avoir été sur scène toute ma vie, assure-t-elle. U ne scène imaginaire. Je me faisais des spectacles dans ma chambre, devant mon public. Je donnais beaucoup d'interviews. Là, je pouvais parler à mes interlocuteurs avec confiance, assurance. Dans la vraie vie, tout le monde se moquait de moi. Il faut dire que j'étais un peu bizarre. Je parlais toute seule, j'imaginais qu'une boîte devant moi était un journaliste, et on avait une conversation, on parlait des problèmes du monde...»

Faucon. Après deux ans de fac et six mois dans une école de musique, la jeune femme joue dans les rues, reprend Fela, Bob Marley, Marvin Gaye à la guitare, puis envoie une démo au centre culturel français de Lagos, et décroche une bourse. Asa, son nom d'artiste, – faucon en yoruba – elle le doit à un vieil homme qui l'a surnommée ainsi après une de ses fugues : «Je changeais de direction aussi vite qu'un faucon», s'amuse-t-elle. Comme elle le chante dans Fire On The Mountain, Asa reste concernée par la situation de son pays : «Je ne peux pas prêcher pour le changement dans mon pays, et vivre loin de lui. Je me sens très chanceuse d'avoir enregistré ce disque ici, mais je ne veux pas être une âme perdue à Paris. C'est bon de voyager, mais pour en profiter il faut savoir rentrer chez soi et s'occuper de sa propre maison. Mon inspiration, ce sont mes racines.»

STÉPHANIE BINET
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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 07:06

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 09:35

Lenny Kravitz

Leonard Albert Kravitz, né à New York le 26 mai 1964, est un auteur compositeur américain. Il a passé son enfance entre Manhattan et Brooklyn. Ses principales influences sont Jimi Hendrix , John Lennon et Prince.

Fils du producteur télé Sy Kravitz et de l'actrice Roxie Roker, connue notamment pour le rôle de Helen Willis dans la série télé The Jeffersons entre 1975 et 1985, il baigne dans le jazz et le R&B dès son plus jeune âge. Il part à Los Angeles où il chante dans le California Boys Choir et collabore avec Zubin Mehta. Sur les bancs du lycée, le Beverly Hills High School, il croise notamment Slash, le futur guitariste de Guns N' Roses (qui joue sur 2 morceaux de l'album Mama Said) ainsi que l'actrice Angelina Jolie. Il est fils unique.

En 1986, Lenny s'installe à New York, avec sa petite amie, Lisa Bonet, une des héroïnes du Cosby Show. Ils se marient l'année d'après, à Las Vegas. Un an plus tard, en décembre 1988, ils donnent naissance à une fille, Zoë. Ce mariage se soldera toutefois par un divorce, en 1993, Lisa étant excédée des écarts de Lenny, notamment avec Madonna, pour laquelle il a co-écrit avec Ingrid Chavez et produit un titre, Justify My Love, en 1991.

Il a été un temps le compagnon, au cours des années 1990, de la chanteuse et actrice française Vanessa Paradis, pour laquelle il écrira et produira entièrement un album, sobrement intitulé Vanessa Paradis. Et l'on peut ajouter à ses conquêtes amoureuses la chanteuse Natalie Imbruglia, l'actrice Nicole Kidman ainsi que la top model Adriana Lima.

# Posté le lundi 10 décembre 2007 19:29