Mais tiens, là dessus aussi Sarkoléon rebondit. Il ne propose pas d'augmenter les salaires, qui selon la logique de marché sont déjà trop élévés, mais de travailler plus pour gagner plus. Le slogan qui tue. Quelle métier mérite un SMIC ? Aucun. Absolument aucun. Comment des gens qui se morfondent à la chaîne, aux caisses de supermarché, dans toute cette myriade de métiers indispensables, soumis au stress, aux rendements, aux patrons, arrivent-il à finir leur mois sans trop de dégats en budgetisant au mieux leur smic ? ADMIRATION, du travailleur ordinaire et dont personne ne parle. Ce n'est pas travailler plus qu'il faut. On travaille déjà bien assez. Et personne ne veut se pourrir le santé pour finir épuisé à l'âge de la retraite sans pouvoir en profiter. C'est revaloriser les salaires à leur juste mesure, la nécessité. Je ne vous apprends rien, j'espère.
Les gens se moquent éperdument d'être riches. Ce qu'ils veulent, c'est vivre décemment, se faire plaisir car vivre n'est pas survivre au stric minimum, offrir un avenir de choix pour leur enfant. Point de sentimentalisme. Juste de l'humanisme.
Il était une fois un pays où une énorme majorité des élécteurs étaient des moutons en recherche constante d'un Père Fouettard. Des moutons stupides, sans aucun esprit critique, remplis de haine et de besoin d'ordre car la liberté leur fait peur. Ce n'est pas nouveau, de puis bien longtemps, les hommes ont une tendance fâcheuse à s'aliéner, parce que la liberté est trop vaste et qu'il est tellement plus facile de ne pas avoir à prendre de décision. D'accuser l'autre, "l'alien", l'étranger, toujours porteur de tous les maux, alors qu'il est simplement porteur d'enrichissement. Un monde de répression. Ces gens là veulent en finir avec l'assistanat et pourtant ils sont en train de créer une société de peur où les forces de l'ordre ( le caractère vomitif du politiquement correct dans toute sa splendeur ) les prendront par la main pour leur dire que faire et qu'éviter. Il ne le sentent pas avec acuité. C'est profondément inconscient. Le paradoxe de l'Homme est ici, dans ce désir de se débarrasser pour respirer des "parasites", qui ne sont autres qu'eux même, mais de le faire en s'enchaînant eux même. Tout ça inconsciemment. Magnifique intelligence non maîtrisée. Sublime part sombre de notre espèce.
Il y a encore tant à dire sur cet homme, ce qu'il occasionne, de plus trivial et de plus vil en nous. A nous de suivre les pistes. Si on cesse de suivre messianniquement le berger.
