Je suis maladeuh, complètement maladeuuhhhh !

Je suis maladeuh, complètement maladeuuhhhh !

Mal de vivre, mal d'existence, mélancolie... Pour en revenir au même point: on broie du noir.

Ce soir, cela ne fait même pas cinq jour que ma solitude m'a reprise. Pas cette solitude d'être entourée de gens et pourtant dramatiquement isolée, non cette solitude d'être loin de l'être aimé, sujet de toutes les attentions, sujet qui a la faculté de faire battre le petit coeur qui tente tant bien que mal d'alimenter le corps. Si en plus mes problèmes cardiaques s'en mêlent, je n'ai pas fini de pleurnicher toutes les larmes de mon corps. Oui, la déprime augmente fâcheusement la tendance à s'apitoyer sur soi même.

Demain, je dois me reprendre mon costume de chercheuse d'emploi. Au moins ça aura le mérite d'empêcher ma matière grise de cogiter et ça évitera les abysses de l'introspection. Mais, il y a toujours le manque, latent ou bien installé. Pour une fois un mot à la signification angoissante mais à la prononciation pas si désagréable. Il est si jouissif certaines fois, se perdre en rêveries éthérées sur l'âme soeur. Je m'y abîme avec une joie profonde. L'effervescence, quand les retrouvailles se font imminentes. Un romantisme qui nous ferait perdre la tête si ce n'était bien réel.
Mais ce soir, celui LA, maintenant quoi, aujourd'hui, déséspérément en ce moment, j'arracherais des têtes pour filer le rejoindre. Même Barbara Cartland s'en réjouirait de tant de pathos quand les Harlequins frétilleraient des détails croustillants à venir. Mais ça, mes cocos, c'est interdit même au plus de 18 ans. Mes plus hypocrites excuses pour les voyeuristes.. Comme l'indique le mot, ma vie privée ne regarde que ceux qui en font partie. Et celui qui tient l'étoile en haut du sapin de Noël. Lui, avec un grand L, le mien, mon, à moi, la possessivité ressurgit avec une acuité pénible. Il est dur de réaliser qu'il ne va pas s'évaporer. Ce paradoxe me tient en haleine depuis le début : la crainte souveraine qu'il disparaisse et la confiance indéféctible que j'ai en lui. Une telle opposition nous offre une capacité d'émerveillement sans pareille. Aimer, encore, toujours, à jamais. La violence du sentiment nous fait passer de l'extase au doute. Et j'en redemande ! Ne jamais cesser, ne jamais s'arrêter de l'aimer, la douceur de son être est une sucrerie à savourer sans modération. Aimer se conjuge avec la reconnaissance. Merci, merci d'exister ! Merci d'être entré dans ma vie. Et remercions nous d'avoir su éviter les écueils du "fleur bleue qui aveugle", des conflits qu'on ne sait régler, de ces mille et un petits pièges tendus. Même de ce manque qui dans ces phases aigües pourrait nous faire renoncer.
Parce qu'ON sait. Et qu'on est trop forts ( ça fait du bien de se passer une pommade amplement méritée ! )

La gorge serrée, la morosité qui pend au nez. Ce fluide me traverse soudain. Et sans cliché aucun, sans lyrisme mal placé, tout bêtement cette vérité : on va bientôt se revoir, et ça redonne le sourire ( tu sais à quel point le tien me fait craquer ).


Pour l'épanchement lacrymal, j'ai des Kleenex. En cas de besoin, je vous les faxe. Mais, Mélônie, je suis d'un stoïcisme sans bornes, héhé, parce que c'est Toi et Tu sais que... ! Au fait, rien à voir mais... un Palmito ?! ( Tu peux voir que même la tristesse n'entame pas mon sens inné de l'humour (!) )

# Posté le lundi 28 mai 2007 15:39

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 03:53

Stephen King


Vous rappelez vous vos dix ans ?

Vous étiez fiers d'entrer enfin dans le monde des grands, dans celui où l'âge se calcule avec deux chiffres. Dans celui où vous alliez bientôt quitter les petits de l'école primaire pour rejoindre le terrifiant et impitoyable monde des collégiens boutonneux. Et entre deux années scolaires, vous jouissiez des vacances comme d'un temps éphémère mais si savoureux justement par son coté momentané. Peut être que Papa et Maman vous envoyaient chez Grand-mère et Grand-père, où vous faisiez des gâteaux avec la première et partiez à la pêche avec le second. Peut être alliez vous dans les colonies de vacances, où il s'agissait de se battre pour sa survie dans l'univers hostile du monde enfantin...


Mais quand vous étiez en famille, entre mômes ou que vous faisiez cavalier seul, cette été là, je partais pour la première fois en vacances toute seule chez des amis, des amis si proches qu'ils sont mes parents de coeur. Dès Noël, qu'à cette époque, ma mère et moi ne passions pas encore tous les ans chez eux, il avait été question que j'aille au bagne chez eux. J'étais une bagnarde très enthousiaste quoi qu'il en soit ! Parce que vous savez, c'est bien connu, c'est toujours mieux chez les autres, chez les parents des autres, les notres étant obligatoirement de farouches geôliers. Evidemment, dès le mois de mars, je frétillais déjà de quitter le cocon maternel pour partir en goguette. Ca allait être si exaltant ! Surtout quand vous les connaissez. Mes huluberlus, passionnés enseignants, globe trotteurs depuis 30 ans, militant sd'extrême gauche, bon vivants dans l'âme, à la maison typiquement angevine, où le jardins fut témoin de nos frasques dans la piscine de 2m sur 3 avec éclaboussades et jeux de balles. Et sans enfant, mon égo de fille de dix ans s'en trouvait réconforté, j'allais être la seule et l'unique pendant qunize jours. Leur fille adoptive comme ils sont mes parents adoptifs. D'ailleurs, ceci étant, après un voyage en Algérie, qui fut leur grand retour sur cette terre de feu et d'amour après 30 ans d'absence, et qui a une signification particulière puisqu'elle fut la première destination en commun à ces deux zouaves, ils m'ont officiellement adopté quand leur connaissance algérienne leur demanda s'ils avaient des enfants. Exotique n'est-ce pas ? Remplir oralement les formulaires d'adoption à coté des chameaux dans les dunes, c'est attrayant !

Donc nous voilà au jour J. Rempli de joie et d'excitation de puce pour moi et d'angoisse pour ma mère. Car oui, chez nous on ne connaît pas la proximité, il a fallut qu'ils habitent à 600 km de notre patelin, et que en plus, mon instance parentale et Zigototte aillent jusqu'en Inde pour se rencontrer. Un fou mysogine de clichés diraient " Ah les femmes.... C'est compliqué". Cette " complication" fut à l'origine d'une des plus belles des rencontres.
Mais pour le moment, ces considérations sont plus que lointaines, car c'est la première fois que je vais prendre le train toute seule, grâce à la nouvelle ligne qui passe pas loin de chez nous et qui fait le trajet direct sans changement à Paris.
"Tu as tes billets, ta carte de réduction ?", " Tu restes sage, hein" , "Tu n'hésites pas à appeler quelqu'un si tu as un problème ou que l'on t'ennuie !", "Fais attention à ton sac", "Tu m'appelles dès que tu arrives !". Oui, Maman. Très bien Maman. Mais ne pleure pas Maman, tout se passera bien je t'assure, moi z'ai pas peur, na ! Mais laisse moi partir Maman, le train et là et il va se remettre en route sans moi ! Maman, moi aussi je t'aime !
Et voilà, enfin dans le train, avec le visage éploré de ma mère, qui laisse pour la première fois sa fille accomplir son périple ferroviaire. Et ladite fille, pas inquiétée le moins du monde, mis à part par LA question qui d'ordinaire fait rugir les parents :" Quand c'est qu'on arriiiiiiive ?! ".

C'est ainsi que Stephen King est entré dans ma vie. En prenant le train. D'ailleurs comme dit le film, "ceux qui m'aiment prendront le train". Pour Angers, où Paris gare de Lyon il y a peu. Les gares sont des lieux où se croisent les sentiments les plus ambivalents et les plus divergents, la tristesse, les réjouissances, la rancoeur et le pardon, la fin mais dans mon cas le début d'une relation... 3 petites heures pour la liaison Le Creusot TGV- Angers St Laud. Descente du train, sautage dans les bras, effusions, bisous, sourire, la liesse des vacances qui ne font que commencer.

"Tu connais Stephen King ?". " Ca me dit quelque chose..." répond la fillette de dix ans que j'étais. "Ah ça devrait te plaire !". En ce premier été qui s'ensuivra de beaucoup d'autres chez eux, ma cure Stephen King allait démarrer. Je crois que presque chaque soir, lors de ces quinze jours novateurs, fut bercé par un film adapté du romancier. Frissons, fascination, génie qui s'impose à soi. Tant de torture mentale et d'ingéniosité morbide pour un seul homme. Mais qui est-il ? Je ne l'ai su que bien plus tard, étrangement. D'ordinaire, j'ai l'habitude de me documenter un tant soit peu sur les plus ou moins illustres inconnus qui arrivent dans ma vie, mais cette fois ci, ce fut comme un pacte tacite avec moi même, garder le mystère pour savourer les abysses de l'occulte.
Pour être honnête, je crois que j'ai eu de la chance, parce que j'ai entamé ma passion Stephen King ( et sans avoir lu un seul de ses livres, un comble pour une lectrice acharnée !), par le bon film, le Ca.
Je me souviendrais toujours de cette soirée là. Les trois tomes du bouquin traînaient en haut de l'escalier, et assise sur les marches je scrutais l'illustration de la couverture avec un magnétisme dont j'étais incapable de me défaire. Puis vint le " Tu viens manger, puce ?". Obligée de le laisser, et puis comme beaucoup d'enfants, mon attention se reporta vite sur autres choses, les délices volupteux du tarama ( fait maison par un surdoué de l'épicerie fine du marché ), ou la bonne odeur de la côtelette d'agneaux qui grésillait sur le barbecue.
A la fin du repas, la question de Michel tomba : " Comment on s'organise ?". En effet l'espèce fort curieuse et rare nommée Michel est une fana des listes, qu'il fait pour tout et n'importe quoi, que ce soit les courses ou l'ordre des copies qu'il a à corriger. Michel est un féru d'histoire qu'il enseigne, et accessoirement un amoureux de la micro sieste, qui pour les néophytes consiste dans le fait de prétendre aller dormir pour une vingtaine de minutes histoire de récupérer, mais dont la durée s'allonge généralement à plus d'une heure, sauf évidemment en cas d'impératif. Adorable !
C'est devenu un leitmotiv, une tradition de poser cette question, parce qu'elle nous éxaspère, Kin et moi. Imaginez que vous planifiez vos vacances à la minute près. On se croirait au boulot. Besoin d'une corde pour vous pendre ? Mais où serait donc la spontanéité salvatrice ?!
Ce jour là, en fin d'après midi, Kin et moi étions allées faire un tour au vidéo club, pour chercher le Ca. Cher vidéo club qu'on a fini par connaître tellement par coeur que l'on s'est retrouvées par pur mauvais hasard au rayon porno. Belle partie de marrade à la vue des beaufs au look de camionneur entre la bedaine Kro et les tatouages à peine plus réussis que les pastiches chimiques vendus avec les Malabar. "Tu vas adorer !". Elle m'en avait parlé, et avide de frisson, j'avais acquiescé avec empressement.
-"On a loué le "Ca", Mimiche".
-"Ah bah, je vais me chercher une bière et faite moi une place dans le canapé !".
Et nous voilà tous les trois plantés devant le petit écran. J'alternais entre me réfugier dans les bras de Kin et dans ceux de Michel. Mais quelle déléctation, le plaisir extatique de l'horreur qui révulse et de la fascination qui trouble et scotche au film....
Il me fut quasi impossible d'aller me coucher ce soir là. Refus total de monter l'étage sans que toutes les lumières fussent allumées. Impossibilité de me rendre aux toilettes sans transformer yeux et matière grise en téléscope.
Cette nuit là fut une des meilleures de ma vie d'enfant. Se faire peur est vieux comme le monde. Tester ses limites avec une garde fou rassurant : ce n'est que de la fiction.

Nous étions en 1998. En juillet 1998. Les Tommyknockers sont entrés dans mon existence le soir de la finale de la coupe du monde. Plus de deux heures coupés du monde, nous avons suivi le film. Soudain la réalité est réapparue. Qu'est-ce qu'il se passe ? Mais oui, c'est le soir de la finale, on a dû gagner pour qu'il y ait un tel tintouin !
Kin et Michel habitent dans une ville quasi mitoyenne, à 5 kilomètres, d'Angers. On entendait l'exultation du centre de cette dernière comme si ça se passait devant la maison.
Ce n'est pas cet été là que je me suis mise au foot. Il n'est pas encore venu. Mais il fut celui où l'intelligence macabre d'un homme me subjuga irrémédiablement.
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# Posté le dimanche 27 mai 2007 05:27

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 03:56

King

Stephen King est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine (États-Unis).

Stephen King naît le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine (États-Unis).

Quand il a deux ans, son père, Donald Edwin King, abandonne le domicile conjugal. Sa mère, Nellie Ruth Pillsbury, élève seule Stephen et son grand frère adoptif David, dans des conditions financières souvent très difficiles. La famille s'installe à Durham (Maine), ville d'origine de Ruth, mais passe aussi de courtes périodes à Fort Wayne (Indiana) et Stratford (Connecticut).

Enfant, Stephen King a été témoin d'un accident traumatisant - un de ses amis a été heurté par un train sur une voie ferrée. L'hypothèse a été émise que cet accident ait pu inspirer les créations sombres et dérangeantes, bien que King lui-même ait réfuté cette idée.

King a suivi l'école élémentaire de Durham Elementary et le lycée de Lisbon Falls. Il y autopublie ses premières nouvelles en 1962. Il travaille ensuite sur son premier roman, resté inachevé : The Aftermath (1965). King rejoint ensuite l'université du Maine à Orono (1966).

Il achève son roman Marche ou crève dès 1967 puis publie trois nouvelles dans le magazine de l'université en 1968. King publie encore trois nouvelles dans le magazine de l'université en 1969 puis décroche sa licence de littérature en 1970. Il rencontre sa future épouse, Tabitha Jane Spruce, à l'université. Ils se marient le 2 janvier 1971. Trois enfants naîtront de cette union. Après ses études, King enseigne l'anglais au lycée de Hampden, Maine.

King présente Carrie à un éditeur en janvier 1973. L'éditeur Doubleday programme la publication du roman en 1974 et cède les droits pour l'édition en livre de poche, générant 200 000 dollars de revenus pour Stephen King dès mai 1973. Ce dernier décide alors d'arrêter sa carrière d'enseignant et de se consacrer uniquement à l'écriture. Carrie est finalement publié le 5 avril 1974. Le roman est adapté au cinéma en 1976 par Brian De Palma.

En jouant sur les peurs primaires des gens, il enchaîne les romans à succès, dont les plus connus sont Ça, Simetierre, The Shining, Le Fléau, Carrie, Christine, Les Tommyknockers. Ses romans sont à classer dans l'horreur et le fantastique, les deux genres se mêlant intimement dans la plupart de ses œuvres. Certaines de ses œuvres n'appartiennent toutefois pas à ce registre ; citons ici Les Évadés ou Stand by Me.

Sur le modèle de Carrie, Stephen King a inspiré bon nombre de réalisateurs de cinéma, en particulier Stanley Kubrick (Shining), John Carpenter (Christine), David Cronenberg (Dead Zone) , Rob Reiner (Stand by me, Misery) et Frank Darabont (Les Évadés, La Ligne verte).

Il aime à créer des interactions entre ses livres où certains faits, certains personnages se croisent (Dolores Claiborne et Jessie sont un exemple flagrant ainsi que le diptyque Désolation et Les Régulateurs). Le cycle de la Tour Sombre constitué de sept volumes est la saga qui lui permet de relier la plupart de ses autres romans à une même intrigue. Ses œuvres ayant beaucoup de personnages et lieux communs (comme la ville de CastleRock), la Tour Sombre est un cycle qui lui permet de lier tout ces romans à une seule réalité, plutôt que de considerer ses crossover comme anecdotiques. L'un des personnages de King qui revient le plus fréquemment est Randall Flagg, qui est une des incarnations du mal dans plusieurs de ses œuvres. Exemples : l'homme en noir dans la tour sombre ; le démon dans Black House ; le sorcier maléfique dans les Yeux du dragon ; Flagg est également un personnage central du Fléau.

King a également écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman. Ce dernier est « tué » en 1985, il serait alors mort d'un cancer. On apprend quelque temps plus tard que Bachman et King ne font qu'un, et les ventes des ouvrages de Bachman explosent. King reprend l'identité de Richard Bachman pour l'ouvrage Les Régulateurs (1996). Le manuscrit est présenté comme découvert par sa veuve en 1994. Cette expérience avec un « double littéraire » a inspiré à King le roman La part des ténèbres (1989) dans lequel le pseudonyme d'un écrivain prend vie.

Le samedi 19 juin 1999, Stephen King est victime d'un grave accident survenu à proximité de chez lui, dans le Maine (États-Unis). Il a été renversé par une camionnette alors qu'il marchait sur le bord de la route. Souffrant de nombreuses fractures, il est resté hospitalisé trois semaines durant lesquelles il a subi de nombreuses interventions chirurgicales. Il a racheté le véhicule qui fut à l'origine de cet accident... pour le détruire à coups de masse ! D'ailleurs dans sa saga (la Tour Sombre), il aurait été renversé à cause d'un personnage !!!

A noter aussi que dans le remake de L'Hôpital et ses fantômes (de Lars von Trier) il scénarise la série Kingdom Hospital (appelée ainsi en souvenir du Royaume, terre sur lequel est construit l'hopital) pour la télévision américaine. King ouvre le premier épisode par l'accident d'un artiste (peintre, pas écrivain certes mais bon...) renversé par un camion alors qu'il fait son jogging...

Il est propriétaire de deux stations de radios à Bangor. WZON, station d'informations sportives, et WKIT, station de rock classique.

Fin 2006, les revenus générés par les redevances de ses différentes œuvres se montent à 40 millions de dollars par an.

Atteint d'une dégénérescence de la rétine, il devient progressivement aveugle.

Citations

" Enfants, la fiction est la vérité de ce que cache le mensonge" (ça)
« La peur et l'horreur sont des émotions aveuglantes qui démantibulent nos échasses d'adulte et nous laissent dans le noir absolu, aussi désemparés que des enfants incapables de trouver l'interrupteur. » (Anatomie de l'horreur)
« L'étrange, ça n'existe pas simplement à l'extérieur. C'est en vous, en ce moment, cela grandit dans le noir comme des champignons magiques. Appelez ça la Chose de la Cave. Appelez ça le Facteur de Dégueulis. Appelez ça les Trompettes de la Folie. Moi, j'y pense comme à mon dinosaure personnel, une créature gigantesque, décharnée et stupide qui patauge dans les marais puants de mon inconscient et ne trouve jamais de puits à fossiles assez grands pour s'y réfugier. » (Rage)
« Chaque langage existant semble avoir été conçu dans certains buts précis ; si les Français ont acquis une telle réputation dans le domaine de l'amour, c'est peut-être parce que la langue française semble particulièrement apte à exprimer les sentiments (il n'existe pas de plus belle déclaration que je t'aime... mais aucune langue ne surpasse le français dans le registre de l'insulte). L'allemand est la langue de la clarification et de l'explication (mais c'est un langage des plus froids ; un groupe d'Allemands en train de discuter évoque un bruit de machines-outils dans une usine). L'anglais est fort apte à exprimer la pensée et modérément apte à exprimer l'image, mais c'est une langue qui n'a rien de séduisant (même si, comme me l'a fait remarquer un de mes amis, l'anglais est capable de petits triomphes ; voir par exemple l'adorable euphonie d'une expression comme proctological examination). Mais l'anglais m'a toujours paru médiocrement doué pour exprimer les sentiments. Ni Why don't we go to bed together ? ni sa variante plus décontractée Baby, let's fuck! n'arrivent à la cheville de Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?. Mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a... et comme peuvent en attester les lecteurs de Shakespeare et de Faulkner, ce qu'on peut faire est parfois remarquable. » (Pages noires)
« Le soir, quand je viens de me coucher, je m'assure toujours que mes deux jambes sont bien sous le drap, une fois les lumières éteintes. Je ne suis plus un enfant..., mais je ne supporte pas qu'une de mes jambes pende au-dehors quand je dors. Car, si jamais une main glacée surgissait de dessous le lit pour m'agripper la cheville, j'en pourrais hurler. Oui, je pourrais hurler à réveiller les morts. Bien sûr, comme nous le savons tous, ce genre de chose n'arrive jamais. Dans les histoires qui suivent, vous allez rencontrer toutes sortes de créatures des ténèbres : des vampires, des succubes, une chose qui vit dans les placards, d'innombrables autres terreurs. Aucune d'entre elles n'est réelle. La chose qui, sous mon lit, guette ma cheville, ne l'est pas davantage. Je le sais. Mais je sais aussi que si je prends bien garde à laisser mon pied sous les couvertures, elle ne pourra jamais m'attraper. » (Danse macabre)
« Un jour je me suis mis à penser au cannibalisme — parce que c'est le genre de chose auxquelles des types comme moi pensent parfois — et ma muse une fois de plus a vidé ses boyaux sur ma tête. (Je sais bien à quel point ça a l'air grossier, mais c'est la meilleure métaphore que je connaisse, toute inélégante qu'elle soit, et croyez-moi quand je vous dis que je lui donnerais volontiers du laxatif si elle en voulait). En tout cas, j'ai commencé à me demander si une personne pouvait se manger elle-même, et si oui, combien de temps pourrait-elle se manger avant que l'inévitable n'arrive. L'idée était si parfaitement révoltante que j'étais trop délicieusement horrifié pour faire autre chose que d'y penser pendant des jours. » (Brume)
« Le temps efface tout, à la fin il ne reste que les ténébres » (La ligne verte)
« On n'écrit pas pour de l'argent, on écrit parce que cela évite de se sentir mal. Un homme ou une femme capable de tourner le dos à une chose pareille n'est qu'un(e) imbécile, voilà tout. L'histoire me paie en me permettant de trouver le sommeil quand j'ai envie de dormir et que je n'y parviens pas. Je paie l'histoire en retour en lui donnant la forme concrète dont elle a besoin. Le reste n'est qu'effets secondaires. » (Brume)

# Posté le dimanche 27 mai 2007 05:25

Suspicion

Suspicion
Toute fière de mon manque saisissant d'imagination, me revoilà en inspection habituelle de ce site après diffusion d'un article quand soudain, la vérité me frappe atrocement: deux commentaires et trois articles se sont fait la malle. Mais que fait la police ?
So shocked comme diraient nos amis british avec leur délicieux accent, l'envie du earl grey tea disparaît à la vitesse de l'éclair. Comment se fait-ce ? Qui est l'idiot à la bêtise si incommensurable qu'il a décidé de bafouer mon oeuvre ? Ceci étant, cet égotisme n'est que le fruit de mon humour de merde, petite précision. Quoiqu'il en soit, si toutes les critiques, bonnes ou mauvaises sont les bienvenues, nul n'a le droit de venir braconner sur les terre sd'autrui pour saccager ses biens. Car oui, les articles sont des biens immatériels, qui ont parfois une haute valeur affective.
Loin de moi l'idée d'accuser le premier venu quand je pourrais être la première à avoir fait la bourde d'effacer ces romans. Mais voilà, de un je n'en ai jamais eu l'attention, de deux, dans mes archives, ces articles se situaient bien loin de là où je traficotais deux trois modifications. Etrange donc. On peut également subodorer que Skyrock, le serveur sus nommé, soit en plein bug, mais là ça sent le coup fourré à plein nez, et même que ça m'en gratte les poils de pif.
Ne tombons pas des nues, pas besoin d'être un crack en informatique ni un hacker professionnel pour pirater un mot de passe et aller sur la page perso d'un inconnu internétique. Aussi après un certain commentaire enflammé s'adressant à mon double masculin, les soupçons se font plus précis sur des gens vagues ( jolie figure de style par ailleurs ). Si l'intention était de faire une blague vengeresse, ça se prend un gros vent. Car demander à un imbécile de faire de l'humour, c'est comme demander à Sarko de faire rire avec une blague à Toto. Vous savez, un plat assuré... Mais comme dit la maxime, la honte ne tue pas.

On savait que le travail tuait par sa réalisation, on sait également qu'il occit par sa destruction, rage impuissante de tant d'efforts consentis et évaporer en un claquement de doigts. On ne nous demande pas d'aimer, je ne vous demande pas d'aimer. Ca serait faire de nous et de vous des moutons. Seulement il est une chose indispensable qu'on nomme communément le respect.
Traduction en langage trivial : s'il se fait choper, il va se faire niaquer !


NB: Et avec tout ça, il est pas près d'arriver Stephen.

<-"Oh Stephen, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais noir ?!!"
-" Mais enfin, Stephen, papa est danois et maman est berlinoise !">
( dixit Ca te Barbera, les Inconnus )
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# Posté le samedi 26 mai 2007 09:34

Modifié le lundi 28 mai 2007 09:40

Bientôt sur votre écran...

Bientôt sur votre écran...
Bonjour les gens.

Bientôt en exclusivité sur votre petit écran qui rend vos yeux presbytes avant l'heure, Stephen King le seul, le grand, l'unique !

Bon, les lois de la déontologie blogeste m'autorisent en effet à faire ma pub, sinon aucune pouffe et aucun branleur au site bourré de fautes d'orthographe ne citerait haut et fort " Lâche T Koms !!!!!!!!!!!!!!!". Oui, c'est salaud de parler ainsi de mes congénères, mais en dehors de l'âge, on n'a pas vraiment d'affinités éléctives et je n'ai jamais dit que j'étais sympathique. Pour les bouchés chroniques, je précise que je n'ai pas dit que TOUS les propriétaires d'une flopée de pages virtuelles étaient des retardés du français correct en plus de subir un manque de conversationite et de personnalitite aigu, bien au contraire, les exceptions confirment la règle en tirant leur épingle du jeu.

Mais passez outre mon coté misanthrope. Pour revenir à nos moutons, incessamment sous peu, le Roi du suspens fera son apparition ici. Alors, vous devez vous demander, mais pourquoi qu'elle nous l'annonce alors que d'hab et ben elle nous pond tout ses pavés sans prévenir ? Et bien parce que au cas vous n'auriez pas remarqué, il est certains articles où la photo ou la vidéo s'accompagne purement et simplement d'une biographie alors que d'autres ont l'immense privilège d'avoir un paragraphe digne de mon talent avorté ( j'aime qu'on me plaigne !). Et voyez vous, je ne peux pas simplement mettre un portrait de King sans lui faire une petite (?) composition perso, sans expliquer quand-où-comment il est entré dans ma vie et quelles furent mes premières chairs de poule.
Or en ce moment précis, il est 11h37, c'est l'heure de la soupe et Conchita volontaire que je suis va préparer ( ouhla un gros mot ) à manger, enfin, quelque chose de coméstible soyons honnête. Et donc ni le temps ni les neurones psychologiquement près pour l'article.

Voilà vous savez tout.

Ps: Y a aussi que franchement, j'avais envie d'innover en faisant ma bande annonce.

Ps 2: Ben ouais quoi ça se peaufine un article, salperlipopette, et là mon imagination quelque peu terne tente de s'éveiller. Je doute que les courgettes de ce midi mettent assez de carburant dans le moteur.

Ps 3: Tiens vous saviez ça ? Un homme a été arrêté pour avoir sodomisé 38 poules et condamné pour maltraitance envers animaux. 1) Où se situe l'anus d'une poule ? 2) Qui a dit qu'elles n'avaient pas aimé ça ? (Oh l'humour limite que c'est bon. ) 3) Soit il prend du viagra pour tenir le challenge, soit il a du temps à perdre, soit les deux. Et dire que ça pourrait être notre voisin.
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# Posté le samedi 26 mai 2007 09:08